Extraits des Mémoires de la Duchesse de Montpensier (édition Chéruel) où apparaît, plus de cinquante fois, le gentilhomme Barail — présent là où l’Histoire n’écrit pas toujours les noms.
« Barail avoit servi sur les vaisseaux, l’année du siége de Maëstricht. La campagne d’après, il fut volontaire en Flandre avec un de ses amis, le marquis de Sauveboeuf. »
« Barail fit quelques campagnes avec le marquis de Sauveboeuf… Il ne perdit nulle occasion de servir le roi et de se distinguer, pour pouvoir servir M. de Lauzun, pour lequel il avoit une véritable passion. »
« …et Barail raccommodoit tout : je n’ai jamais vu un si fidèle ami, et savoir si bien ménager une personne aussi difficile à gouverner que moi. »
« Barail eut permission d’y aller ; il y resta huit jours… Barail n’oublia rien de tout ce qu’il me falloit dire… »
« …le contrat se passa chez madame de Montespan ; elle accepta la donation et la rente avec pouvoir du roi. Il y avoit M. Colbert… Barail et moi. »
« M. de Louvois envoya dès le matin chercher Barail, pour lui dire que le roi lui venoit de donner ordre… »
« Je dis à madame de Montespan : Voyons. Barail dit : “Tout est bon.” Tout le monde fut fort étonné de voir Barail parler au roi et faire comme un homme qui prend congé. »
« Barail fut fort content : il partit incessamment… M. Fouquet étoit mort l’hiver auparavant ; il l’avoit vu et s’étoit recommandé. »
« J’envoyai quérir Barail toute la nuit. »
« …comme c’est un garçon dans une grande piété et fort détaché de toutes les choses du monde… je crus qu’il s’en étoit allé ; je fus dans une douleur horrible. »
« Barail vint devant et dit qu’il arriveroit le lendemain, et si le roi le trouvoit bon, qu’il iroit descendre chez M. de Noailles. On l’approuva. »
« “N’étant plus utile à votre service et ayant fait tout ce que j’ai pu… je ne veux plus me mêler de rien ; j’aurai l’honneur de vous voir de temps en temps.” »