Ces cuisines ne sont pas un décor. Elles sont le cœur battant du domaine.
On y sue, on y coupe, on y saigne, on y goûte. Les femmes y règnent sans bruit, dans une autorité que nul ne conteste vraiment. Elles savent ce qui manque, ce qui abonde, ce qui coûte, ce qui sauve. Elles voient passer les valets, les soldats, parfois les maîtres eux-mêmes, ramenés à leur condition la plus simple : celle d’un corps qui doit manger pour survivre.
