La sansouïre
C’est le nom de la steppe salée : une terre nue où presque rien ne pousse, sinon les plantes qui savent boire de l’eau salée. La salicorne y rougit à l’automne et teinte des kilomètres d’un brun de rouille. On y voit venir un cavalier une demi-heure avant qu’il n’arrive.
L’eau qui ne décide pas
Étangs, roubines, marais, roselières : l’eau y est partout et n’est jamais tout à fait douce ni tout à fait salée. Le grand étang de Vaccarès en occupe le cœur. Selon la saison et le vent, ce qui était un chemin devient un gué, et ce qui était un gué devient un piège.
Le mistral
Il descend la vallée du Rhône, sèche tout, nettoie le ciel et rend la lumière coupante. Il décide du travail du jour : il presse l’évaporation des salins, il interdit certaines traversées, il empêche de dormir. Dans le roman, il n’est pas un décor : c’est un personnage qui ne parle pas.
La cabane de gardian
Basse, blanchie à la chaux, couverte de roseaux, avec l’abside arrondie tournée au nord pour offrir le moins de prise possible au vent. Une pièce, parfois deux. C’est l’architecture d’un pays qui ne discute pas avec le climat.