Le pays Camargo

La Camargue

Une terre que le Rhône a déposée et que la mer reprend par en dessous.

Chevaux blancs seuls au bord d’un étang de Camargue
Les chevaux au bord de l’étang. Photographie Charles du Barail.

La sansouïre

C’est le nom de la steppe salée : une terre nue où presque rien ne pousse, sinon les plantes qui savent boire de l’eau salée. La salicorne y rougit à l’automne et teinte des kilomètres d’un brun de rouille. On y voit venir un cavalier une demi-heure avant qu’il n’arrive.

L’eau qui ne décide pas

Étangs, roubines, marais, roselières : l’eau y est partout et n’est jamais tout à fait douce ni tout à fait salée. Le grand étang de Vaccarès en occupe le cœur. Selon la saison et le vent, ce qui était un chemin devient un gué, et ce qui était un gué devient un piège.

Les marais de Peccais, huile sur toile de Charles du Barail
Les marais de Peccais. Huile sur toile de Charles du Barail.
L’envol des flamants roses. Film Charles du Barail.
Les canards glissent sur l’étang. Film Charles du Barail.
Les chevaux courent librement, sans présence humaine dans le cadre. Film Charles du Barail.

Le mistral

Il descend la vallée du Rhône, sèche tout, nettoie le ciel et rend la lumière coupante. Il décide du travail du jour : il presse l’évaporation des salins, il interdit certaines traversées, il empêche de dormir. Dans le roman, il n’est pas un décor : c’est un personnage qui ne parle pas.

La cabane de gardian

Basse, blanchie à la chaux, couverte de roseaux, avec l’abside arrondie tournée au nord pour offrir le moins de prise possible au vent. Une pièce, parfois deux. C’est l’architecture d’un pays qui ne discute pas avec le climat.